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Le chantier en avril 2018

Introduction

On met les bouchées doubles sur le chantier et tout avance assez vite actuellement, mais à causes des bâches, il est difficile de s’en rendre compte. Plusieurs équipes travaillent simultanément en divers endroits du clocher.

L’extérieur du clocher

Les enduits

Des planches sont provisoirement fixées sur les bords de chaque face à enduire pour pouvoir prendre appui dessus. Lorsque le béton d’une face a pris, on répète l’opération dur les faces voisines. Le Granulat utilisé pour le béton rouge doit respecter la couleur et la structure de l'original. Par temps chaud, une bâche recouvre le béton frais pour éviter un séchage trop rapide.

L'enduit des cadres des 6 verrières doit aussi être refait.

Colonnes

A certains endroits, les colonnes ont souffert... A certains endroits, de grandes plaques se décollaient des colonnes. Ces plaques ont été retirées, puis après nettoyage et traitement des fers et bétons, ces plaques sont à nouveau ancrée à la colonne et un micro-mortier est injecté pour remplir les vides. Les dégâts les plus importants sont constatés côté Latinis. La façade et le coté Glycines étant moins exposé.

Sur les arrêtes des colonnes, les moulures décoratives se détachent à plusieurs endroits.

On voit ici les armatures qui "tournent" autour de la colonne. L'épaisseur de béton qui les recouvre près des moulures décoratives est très faible, et le moindre problème de corrosion fragilise ces décorations

Lorsque des grandes portions de ces moulures manquent, elles sont refaites sur place: un moule a été réalisé et est appliqué là où la moulure est manquante. On injecte ensuite un mortier dans le vide.

Pour que le démoulage soit possible, le moule est réalisé en silicone. Il faut lui adjoindre un autre moule rigide pour le soutenir.

Balustrade

Au niveau où la tour se rétrécit, une espèce de balustrade fait le tour du clocher. Elle est principalement constituée d'une poutre de section triangulaire posée sur des claustras. Il y a là des endroits très exigus, qui ne seront pas faciles à travailler. Les fenêtre sont protégées par une bâche plastique. La poutre triangulaire est dangereusement abîmée au niveau des angles au point de s’y interrompre. Après décapage, des fers nouveaux ont été introduits et scellés chimiquement dans les différentes parties des poutres, ensuite on a coulé du béton gris (plus solide que le rouge) autour de ces fers. On ajoutera bientôt une peau de béton rouge pour retrouver l’aspect d’origine. Pour pouvoir couler le béton, il a fallu réaliser un coffrage… Pas facile vu l’exiguïté des lieux. Ce coffrage est solidement arrimé car il doit résister à la poussée du béton quand il est encore liquide. Par la suite, il reste important qu'il ne bouge pas pour permettre un bon accrochage.

L’intérieur du clocher

Au sommet du clocher, il y a plusieurs claustras à remplacer. Actuellement, pour les travaux à l'intérieur du clocher, les ouvriers montent sur les échafaudages et entrent par le trou d’un des claustras à remplacer. C' est plus facile pour les matériaux, et cela évite aussi de salir l'intérieur de l'église.

Poutres

Ici, on restaure la. Dans le plafond le plus haut du clocher, se trouve une trappe qui donne accès à l'intérieur de la croix. Là une petite toiture plate posait problème et la boiserie de la trappe a du être remplacée. A cet étage,il y avait aussi des trous rectangulaires dans les murs. A l'origine, ils servaient à suspendre des échafaudages, mais ne servant plus, ils sont rebouchés.

A l’étage au dessus des cloches, les poutres étaient en mauvais état. Après décapage, nettoyage, le béton et les fers apparents ont été traités avant de colmater les parties manquantes.

Les abat-sons

Depuis octobre, les cloches ne sonnent plus que le soir... Pour ne pas assourdir les ouvriers qui travaillent à proximité. Les cloches ont été "emballées" dans des bâches pour les mettre autant que possible à l'abri de la poussière. Vu l'exiguïté des lieux, au niveau des cloches, il a fallu installer des échafaudages un peu plus complexes.

Après décapage, les fers de beaucoup de panneaux des abat-sons sont apparents. Une dizaine de ces panneaux devront être remplacés; les autres seront traités et les parties manquantes restaurées. Dans le cadre d'une restauration, on remplace le moins possible.

Avant le démarrage du chantier, un des escaliers du clocher était déjà soutenu par des étançons. Il n'est pas prévu de les retirer car cette partie de l'escalier n'est pas suffisamment solide pour se passer d'eux.

Corps de l’église

Les toitures

L'enduit des contreforts des poutres Vierendeels doit aussi être refaite. C'est ce système de poutres qui supporte par le haut le plafond intérieur de l'église et dont on voit le prolongement sur le toit

.

Les panneaux isolants pour la grande toiture sont déjà là, mais la grande toiture ne pourra être entièrement terminée qu’après retrait des échafaudages de la tour. Le lanterneau du cœur est terminé, et on peut déjà en jouir en bas. Après avoir testé l’étanchéité de l'ensemble, des cornières grises seront posés au sommet de celui-ci.

Corrosion

On restaure aujourd'hui, mais pour éviter les problèmes de corrosion, des anodes sacrificielles sont placées à divers endroits dans le bâtiment. Un ouvrier spécialisé a foré les trous dans lesquels sont placées ces anodes.

Toutes ces anodes sont interconnectées. Certaines anodes doivent rester électriquement accessibles afin de pouvoir vérifier de temps à autre qu'elles sont toujours efficaces. C'est la raison pour laquelle quelques coffrets ont été installés dans le clocher. A l'avenir, une firme spécialisée devra périodiquement effectuer des mesures dans ces coffrets.

Les portes monumentales

Les serrures des portes monumentales (en fer) de l'église sont en cours de restauration. A part pour la porte principale, il y avait de la casse dans les 4 autres portes. Le mécanisme de chaque porte a été vérifié, certaines ont été remises d’aplomb, la rouille a été retirée et les plaques les plus abîmées remplacées.

les menuiseries en bois et soupiraux

Mais on commence maintenant le remplacement des portes et châssis des sous-sols. Après le retrait des portes extérieure en alu près de la cuisine.

On vient de poser la porte du local des louveteaux Waigunga... Verte à l'extérieur, blanc-cassé à l'intérieur. On retrouve la beauté des claustras des anciennes portes. Il ne reste plus qu'à poser les vitres.

Une jeune équipe réalise la pose des portes et châssis; mais c'est un autre ouvrier qui pose les vitres et les mastique.Les nouveaux châssis donnent une belle luminosité dans nos locaux.

Aspect des murs

Dans les cours anglaises, les moellons ont été nettoyés et les joints aussi. Vu la texture fort sableuse des joints, il faut intervenir avec modération. Par endroit, des moellons se détachent. Ils sont alors retirés et numérotés. Ils seront ensuite replacés solidement à leur emplacement d'origine.

Comme les moellons, les bossages reçoivent à peu près le même traitement. Ils seront ensuite traité avec une espèce de bouche pore qui augmente la transparence de la couche superficielle des bossages, et leur redonne ainsi leur couleur d'origine.

Petite surprise: il restait vraiment peu d'épaisseur sous l'escalier qui mène à la grande porte en fer de la chapelle... Heureusement qu'on ne l'utilisait plus... Peut être un jour?

Anti-graffitis

Et bien sûr, après tout ce travail, on mettra un anti-graffiti sur une hauteur de plusieurs mètres. Ce traitement sera à répéter tous les 3 ou 5 ans par nos soins. Afin de tester l'efficacité de divers produits on a traité des petites zones, puis on les mouille afin d’apprécier l'aspect visuel et le degré d’absorption.

Les abords

  • la pente qui permettait précédemment à des moins valides d’accéder aux salles, va être refaite et déplacée tout contre le local utilisé actuellement par les Baladins. (Capatijo) Cela permettra d’assainir le mur de ce local qui était très humide.

  • Les claustras qui bordent la plaine rouge ainsi que les escaliers extérieurs vont également être restaurés.

  • Le sas d’accès au plateau va disparaître pour rétablis un passage sous l’entrée principale. Un nouveau sas sera réalisé, et nous fera perdre quelques m² de surface sur le plateau.

  • Pour éviter le plus possible le vandalisme, des grilles seront installées à l’arrière de l’église afin d’en empêcher l’accès. Une des grille sera équipée d’une porte, normalement verrouillée, permettant l’accès de véhicule en cas de besoin.

  • La plaine rouge sera délimitée par une haie basse afin de permettre un certain contrôle social. L’entrée de la plaine sera déplacée et se trouvera un peu plus loin, en face du passage qui permet aux véhicules de faire demi-tour. Cela permettra moins de manœuvres pour les véhicules qui doivent venir sur la plaine rouge, et on espère aussi éviter les dépôts clandestins qui nous empoisonnent la vie.

Conclusion

Le chantier est bien parti pour respecter, à très peu de choses près, le timing fixé. D’ici les grandes vacances, il est probable que le clocher sera terminé. Bientôt devraient débuter des travaux de terrassement. Les nuisances que nous avons parfois enduré sont bien peu de choses à côté de toutes les découvertes faites, et du petit bijou que devient notre église.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre galerie (Chaque photo y est commentée), ou télécharger le document ci-dessous.

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